La bataille de Bullecourt (1917) reconstituée en briques par Lulu la Brick
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La Première Guerre mondiale reconstituée en briques : Bullecourt 1917
Reconstituer la Première Guerre mondiale en briques de construction est un moyen puissant de transmettre l’Histoire autrement. À travers le regard de passionnés, les grandes batailles de 1914-1918 reprennent vie et deviennent accessibles aux plus jeunes comme aux amateurs éclairés.
Parmi ces reconstitutions marquantes, la première bataille de Bullecourt (11 avril 1917) occupe une place particulière. Elle a été mise en scène avec précision par Ludovic Pora, connu dans la communauté sous le nom de Lulu la Brick, à l’occasion du concours photo BPZC n°9.

La Grande Guerre 1914-1918 revisitée en briques
Depuis plusieurs années, Ludovic Pora s’est fait remarquer pour son travail de reconstitution des conflits mondiaux en briques. Son approche rigoureuse, à la fois historique et pédagogique, l’a naturellement conduit à être invité régulièrement lors des concours photo BPZC.
Son travail a même dépassé le cadre de la communauté, puisqu’il a été mis à l’honneur par la presse régionale, notamment dans L’Avenir de l’Artois, soulignant la portée culturelle et mémorielle de ces dioramas.
👉 Article de presse à lire :
https://lavenirdelartois.nordlittoral.fr/151101/article/2022-08-18/bapaume-ludo-reproduit-des-scenes-de-batailles-historiques-avec-des-lego-r#

11 avril 1917 : la première bataille de Bullecourt
La reconstitution présentée évoque l’offensive alliée lancée contre les positions allemandes autour de Bullecourt. Il est décidé que la 62ᵉ division britannique attaquera à l’ouest en direction de Hendecourt, tandis que la 4ᵉ division australienne avancera à l’est vers Riencourt-lès-Cagnicourt.
Initialement prévue le 10 avril, l’attaque est repoussée de 24 heures en raison des conditions météorologiques et du retard des chars. Cependant, l’ordre ne parvient pas à toutes les unités.
Une attaque prématurée et un échec sanglant
Le 10 avril à 4 h 35, deux bataillons du régiment du West Yorkshire lancent l’assaut sans appui blindé ni soutien d’artillerie efficace. Les mitrailleuses et canons allemands brisent l’attaque en quelques minutes : 162 hommes sont tués, contraignant les survivants à se replier.
Le général Gough décide malgré tout de relancer l’offensive le 11 avril à 4 h 30, profitant de l’obscurité. Douze chars doivent ouvrir la voie, mais leur positionnement éloigné du front et les difficultés du terrain compliquent l’opération.
L’assaut australien
Épuisés par une marche de près de dix kilomètres dans la boue et la neige, les soldats australiens doivent traverser 500 mètres de no man’s land sous le feu ennemi. Les tirs de barrage insuffisants laissent de nombreux barbelés intacts.
À 4 h 45, seuls onze chars peuvent intervenir. Aucun n’atteint les obstacles avant l’infanterie. À 7 heures, tous les blindés sont hors de combat. Malgré quelques percées temporaires dans les tranchées allemandes, les unités australiennes sont contraintes de se replier.

Bilan et conséquences
Le bilan est lourd :
- environ 3 200 tués et blessés australiens
- près de 1 200 prisonniers, soit un tiers de l’ensemble des prisonniers australiens faits sur le front ouest pendant toute la guerre
Les pertes allemandes s’élèvent à 750 hommes, dont 138 tués. Une contre-offensive allemande est lancée le 15 avril devant Quéant, provoquant de nouveaux combats meurtriers à Lagnicourt.

Une reconstitution au service de la mémoire
À travers ce diorama consacré à Bullecourt, la reconstitution en briques devient un véritable outil de transmission historique. Elle permet d’aborder la complexité des opérations militaires tout en suscitant curiosité et réflexion, notamment chez les plus jeunes.
👉 Pour approfondir cette bataille, les archives du Pas-de-Calais proposent un dossier détaillé :
https://archivespasdecalais.fr/Recherche-par-commune/Lettre-H/Hendecourt-les-Cagnicourt/La-premiere-bataille-de-Bullecourt
👉 Retrouvez d’autres articles historiques et reconstitutions sur le blog bpzc.fr.

